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SLOTT: the gallery wide open to the world of creation. Slott is a perpetual work in progress. Strategically located between two trans-European railway stations at the heart of Paris, Slott* is the culmination of years of efforts by its Franco-Swedish founder Paola Bjaringer, who has sought out talent all over the world. These experiences sparked the desire to create a cross-disciplinary, decompartmentalized place, conceived as both a residency and exhibition space for artists as well as designers. Slott will open to the public on 15 December 2009 with Preliminaries, an exhibition bringing together works by the designers Matali Crasset, Arik Levy, Mathieu Lehanneur and Florence Jaffrain.

*An original creation by the architect Joseph Caspari. This place like no other, located at 12 rue du Château Landon 75010 Paris, comprises a gallery, an apartment and an atelier on the courtyard side as well as a window facing the street.


CONTACT

SLOTT Gallery
here
12, rue du Château Landon
75010 Paris, France
+33 (0) 140 360 718
info@exquisedesign.com


Press
Stéphanie Rondeau
stephanie@exquisedesign.com
+33 (0) 662 774 469

Gallerist
Paola Bjaringer
paola@exquisedesign.com
+33 (0) 670 524 384

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« Je sortais d’une période difficile qui allait durablement bouleverser
ma vie et ma psy était formelle : j’allais très bien dans ma tête.
Très bien?
Et ce mal-être qui ne me lâchait pas?
Ces insomnies ? On me répondit que mes maux venaient
nécessairement d’une rupture de communication avec mon corps.
Alors j’ai tout essayé! Le yoga, l’acupuncture, les massages,
l’auriculologie, la sophrologie… Sans grand résultat.
Ce n’est qu’en bout de course qu’une amie m’a demandé
s’il m’arrivait de me « branler ».

Une éventualité que je n’avais jamais considérée auparavant.
J’avais 33 ans. »

Frédérique Barraja


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Frédérique Barraja

Forte de son expérience personnelle, la photographe Frédérique Barraja en est venue à se demander pourquoi il y avait tant de mystère autour de la masturbation féminine. Il y avait là un tabou profondément ancré dont les luttes féministes et la libération sexuelle n’avaient pas pu venir à bout 1...La petite leçon
de sexologie des Branleuses
Les plaisirs solitaires font l’objet d’un tabou qui s’est insidieusement enraciné dans le langage : étymologiquement, la masturbation renvoie à la notion de prostitution (en grec mastropeuein signifie prostituée).
Le terme d’onanisme provient quant à lui du personnage biblique Onan qui, selon l’ancien testament, fut frappé de mort par la main de Dieu pour avoi r refusé de rempl i r son devoi r procréat i f et « laissé sa semence se perdre dans la terre ». C’est notamment en se fondant sur cette parabole que les religions judéo-chrétiennes condamnent en bloc la masturbation et même toutes formes de plaisir sexuel (puisque la luxure compte au nombre des péchés capitaux). Avec le recul des religions en occident, ces tabous, sans avoir parfaitement disparus, se sont atténués…mais seulement pour les hommes. Les femmes n’ont eu droit qu’à un mirage de libération sexuelle : leur accès au plaisir a été pensé en fonction du plaisir des hommes. On a étudié
l’appareil génital et la libido des hommes qui, aujourd’hui, n’ont pratiquement plus de secret pour la science : le Viagra témoigne de cette formidable avancée. Mais il n’existe toujours pas d’équivalent féminin. Non seulement l’appareil génital des femmes a été l’objet de peu de recherches mais en plus ceux qui s’y sont penchés ont tout simplement cherché à nier l’évidence : le clitoris. Hippocrate, le père de la médecine, avait révélé que cet organe était l’épicentre du plaisir. On l’a toujours su ! Mais lorsque l’on s’est rendu compte qu’il n’était pas nécessaire à la reproduction on
s’en est désintéressé.
On a cherché à démontrer à tout prix que seul le coït pouvait déclencher l’orgasme des femmes : un point de vue généré par les hommes et pour le confort des hommes ! C’est ainsi que le point G, cette hypothétique zone érogène du vagin, est devenu si populaire. Sans dire qu’il n’existe pas (car rien n’est sûr à ce sujet), il est tout de même étonnant de constater que l’on a occulté l’évidence du clitoris au profit d’une hypothèse ! Freud est allé jusqu’à dire que le clitoris correspondait à une forme infantile de sexualité et qu’une femme ne devenait réellement femme qu’à partir du moment où elle parvenait à jouir avec son vagin…
Ces théories seront plus tard démenties par les travaux de Masters et Johnson qui démontrèrent que l’orgasme fait toujours intervenir le clitoris, quelque soit le lieu de la stimulation (externe ou interne), mettant fin à la distinction artificielle que l’on établissait entre l’orgasme vaginal et de l’orgasme clitoridien (quoique cette jargonnesque reste > populaire dans l’imaginaire collectif). Ajoutons pour conclure que bien des choses restent à découvrir et que l’anatomie n’est évidemment pas la seule clef du plaisir sexuel.
. En parlant du sujet avec ses amies Frédérique Barraja se rendit compte à quel point les femmes pouvaient être mal informées. Même parmi les plus favorisées, celles qui avaient fait des études supérieures, elle avait entendu des aberrations telles que « Le clitoris, ça sert aussi à faire pipi. Non ? ». Le plus absurde des paradoxes se dévoilait devant ses yeux : le sexe est partout dans les media, on en parle de plus en plus facilement mais, lorsqu’il s’agit du plaisir féminin, la vérité peine à faire surface dans le flot des théories farfelues.

Frédérique Barraja décida alors de lancer simultanément deux projets : un documentaire sur la masturbation féminine qui est actuellement en production et une série de portraits photo intitulée Les Branleuses qui sera exposée à la galerie Slott, à Paris, au mois de juin 2010.

La femme moderne, induite en erreur par des préceptes d’un autre temps, méconnaît son propre corps et éprouve trop souvent une gêne morale au moment de se découvrir. La série de portrait « Les Branleuses » est une approche artistique militante qui va chercher à déculpabiliser le geste, à en révéler la beauté. Au total, plus d’une quarantaine de femmes ont accepté de dévoiler leur intimité à l’objectif de Frédérique Barraja. Un projet d’une ampleur sans précédent ! Frédérique présente à la galerie Slott un florilège de 25 photos regroupant 10 modèles.

Bien sûr, des photos de femmes se masturbant, il en existe des millions. Bien sûr, parmi celles-ci, il en existe un grand nombre –quoique ridicule en proportion- qui présente une véritable qualité technique et peut-être même, dans des cas très rares, une valeur artistique. Cependant, ce sont toujours des photos érotiques mettant en scène le corps réifié de modèles, généralement payées, afin de satisfaire le plaisir dit « scopophile » (c’est-à-dire d’une sexualité qui passe par le regard) d’un public masculin.

Le projet de Frédérique investit réellement les femmes qui ont choisi de poser dans une démarche active et engagée. La série de portrait Les Branleuses est le résultat d’un dialogue entre elles et la photographe. C’est pour cela que l’on peut parler de portrait. Ces photos révèlent une part authentique de chacune.

Certaines représentent sans aucun filtre la réalité de leur sexualité solitaire ; un peu à la façon d’un reportage. C’est par exemple le cas de Diane qui se caresse dans le métro à travers son pantalon pour relâcher la tension d’une journée de travail. D’autres photos correspondent à une projection mentale : la femme donne à voir ce qu’elle ressent plutôt que ce qu’elle fait en créant des situations fictives. L’une d’entre elles a choisi de se faire photographier sur la plage, au crépuscule, caressée par le mouvement des vagues qui roulent sur la grève.

Les branleuses qui ont entre 21 et 50 ans n’ont pas été choisies pour leurs qualités plastiques (ayez la clémence de croire que leur incontestable beauté n’est qu’un heureux hasard…) mais pour ce qu’elles avaient à communiquer. Elles n’exposent pas leur corps comme un objet de désir mais comme un medium conduisant au plaisir : elles invitent les spectatrices à s’identifier, à s’imaginer à leur place. Même s’il leur sera plus difficile de s’identifier, les hommes ne sont surtout pas exclus de la démarche des Branleuses : c’est pour eux l’occasion de découvrir la face authentique du plaisir féminin avec des photos qui sortent du « Give me pink, baby ! ».

La scénographie de l’exposition créée des conditions propices pour permettre aux visiteurs de pénétrer l’univers des Branleuses. On retrouve ainsi dans la galerie des éléments présents sur les photos comme le fauteuil qu’une des modèles aime à chevaucher dans ses rodéos en solo. Les plaisirs intimes sont même mis en abyme avec la photo de Vanessa imprimée sur la housse de couette que l’on voit à l’image 2. Le Sound designer Leon Milo a samplé et mixé les voix des branleuses qui chuchotent leurs confessions dans le brouhaha des visiteurs 3.

Frédérique Barraja ne prône pas une esthétique du choc. L’idée est au contraire de susciter l’envie chez les femmes. Certaines images sont pourtant loin d’être consensuelles comme celle d’une femme enceinte de 9 mois se masturbant avec l’emblématique Girafe Sophie. Frédérique Barraja amène ainsi de nombreuses questions sur la survivance du désir sexuel pendant la maternité et sur l’usage pervers de jouets pour enfants (la girafe se substituant de façon grotesque au traditionnel petit canard du bain). La photo mystère, que nous vous invitons à venir découvrir à la galerie, devrait, elle aussi susciter son lot de questionnements. Qu’elles vous plaisent ou qu’elles vous dérangent, Les Branleuses ne vous laisseront pas indifférent !

1 Plus de détail dans « La petite leçon de sexologie des Branleuses ». 2 Tirée en série limitée. 3 Ces voix proviennent d’interviews réalisées par Frédérique Barraja pour son documentaire.



Informations pratiques

Exposition
"Les Branleuses"
du 16 juin au 18 juillet 2010

Horaires d’ouverture :
du mercredi au dimanche de 10h a 19h

Vernissage (sur invitation):
mercredi 9 Juin 19h

Food Design
RACHEL KHOO
Sound Design
LEON MILO
Disk Jockey
MR MAQS

Journées Presse:
lundi 14 et mardi 15 Juin

Télécharger dossier de presse ICI
Images presse Ici

la Galerie SLOTT est Ici


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