exquise design regroupe une agence de design, dont l’offre pluridisciplinaire intègre des solutions dans une gamme étendue de problématiques, allant de l’édition d'objets à la création de sites internet, le slott, qui produit et représente des artistes plasticiens et des designers contemporains qu’elle montre dans des expositions monographiques et de groupe, et enfin le slottlab, un incubateur d’idées et de projets au service de l’ensemble.

news

  • news art paris

    slott @ grand palais

    ART PARIS ART FAIR

    du 29 mars au 1er avril 2012

    la galerie slott sera présente à « séries limitées », la nouvelle plateforme dédiée au design contemporain européen, lors de la prochaine édition de art paris au grand palais du 29 mars au 1er avril 2012 !

    > artparis.fr

  • news slott 2012

    slott
    déménage !

    ouverture juin 2012

    rive gauche, paris

    pour être tenu au courant des actualités du slott, inscrivez-vous à notre newsletter.

    > slott 2012

  • news_hyperlinks

    confession au chicago art institute

    exposition hyperlinks

    11 décembre 2010 – 20 juillet 2011

    confession by arik levy

    cet objet en deux parties, sorte de confessionnal domestique contemporain, est une des pièces maîtresses de l’exposition préliminaires présentée au slott en janvier 2010. en empruntant à l’église catholique un de ses meilleurs outils de communication, le designer arik levy ne compte nullement être sacrilège. toutes les religions ont été créées pour régler les rapports sociaux (…)

    * pièce acquise par le chicago art institute en 2010 *

    > confession

  • news klein glow

    klein glow

    performance live

    octobre 2010, slott

    klein glow sitting ball est une série limitée de six balles-sièges customisées lors d’une performance qui rend hommage aux anthropométries d’yves klein. il y a près de 50 ans, « par une nuit étoilée du mois de mars, à dix heures sonnantes, tandis que sonnaient vingt deux heures pile, une foule d’une centaine de personnes cravatées de noir affluait à la galerie internationale d’art contemporain de paris. ». l’invitation du slott marque une cure de jouvence aux « pinceaux vivants » de klein : un modèle recouvert d’une peinture rose vif entrera en interaction avec les sitting balls, convertissant l’objet design en oeuvre d’art par le truchement de la performance (…)

    > klein glow

  • news paille

    paille

    canapé et poufs

    by andrea knecht

    ce projet est d’abord une recherche de matériaux. une recherche pratique, qui vise à utiliser les matériaux dans un autre contexte, à les transformer, à les mêler, et à inventer d’autres possibilités d’usage grâce à l’union de plusieurs composantes distinctes. faire des expériences à travers leur manipulation, c’est à dire toucher la matière, se laisser conduire par elle, explorer ses mouvements, son aspect tactile et physique. cette attitude ouverte permet un éventail de possibilités dans la création formelle de produits.
    la paille additionnée au latex est un mariage parfait, l’union d’une fibre avec une matière élastique qui possède un fort pouvoir liant et de résistance. le pouf de paille est mou, doux, il se démoule bien, la paille et le latex se complètent. la forme est organique (…)

    > paille

  • news branleuses

    les branleuses

    exposition

    juin 2010, slott

    la photographe explique : « je sortais d’une période difficile qui allait durablement bouleverser ma vie et ma psy était formelle : j’allais très bien dans ma tête. très bien? et ce mal-être qui ne me lâchait pas? ces insomnies? on me répondit que mes maux venaient nécessairement d’une rupture de communication avec mon corps. alors j’ai tout essayé ! le yoga, l’acupuncture, les massages, l’auriculologie, la sophrologie … sans grand résultat. ce n’est qu’en bout de course qu’une amie m’a demandé s’il m’arrivait de me « branler ». une éventualité que je n’avais jamais considérée auparavant. j’avais 33 ans. ». forte de son expérience personnelle, la photographe frédérique barraja en est venue à se demander pourquoi il y avait tant de mystère autour de la masturbation féminine (…)

    > les branleuses

images

videos

articles

  • slott

    le lieu du « work in progress »

    largement ouvert au monde de la création, le slott (qui signifie « château » en suédois) concrétise les années que sa fondatrice franco-suédoise paola bjäringer a consacrées à traquer les talents artistiques de par le monde. c’est de ces expériences qu’est né le besoin de créer un lieu transversal, décloisonné, conçu pour accueillir en résidence et pour des expositions aussi bien des artistes plasticiens que des designers. slott a ouvert ses portes dans le 10e arrondissement* de paris en 2010 avec préliminaires, une exposition qui rassembla les oeuvres des designers matali crasset, arik levy, mathieu lehanneur et florence jaffrain. depuis le début de l’année 2011, slott poursuit sur sa lancée, hors les murs. ce lieu née derrière les portes d’une adresse unique à paris, devient itinérant, et poursuit dans des ailleurs sûrement choisis — quai de conti —, à paris dès la rentrée 2011, son travail de détection, de commande et de création. slottlab et exquise design, sont les outils experts du travail de recherche

    > slott

    et de production, et, d’une manière générale de toutes les activités tournées vers la promotion des designers, émergents et confirmés, et de leurs œuvres. (…)

    * une création originale de l’architecte joseph caspari, en collaboration avec marc-herbert möhlmann et donatien de villanova, architectes d’intérieur. ce lieu inédit, situé rue du château landon 75010 paris, fut constitué d’un espace sur cour comprenant une galerie, un appartement et un atelier, ainsi qu’une vitrine sur rue.

    obs! exquise design, slott et slottlab sont des structures au sein desquelles les échanges avec les publics et les clients sont bilingues français-anglais, dans tous les domaines de compétences décrits.

  • préliminaires

    le design au seuil de l’amour

    dans le prolongement d’un projet sur la thématique de l’amour, le slott et exquise design ont donné carte blanche à quatre designers pour réaliser leurs fantasmes, donner une forme, un sens, une vie à leur conception des préliminaires. ils ont abordé le sujet sous des angles différents et complémentaires qui composent un panorama inédit. arik levy expose son travail sur le dit et le non-dit de l’intimité avec ses installations confessions qui regroupent, entre autres, un travail sur l’iconographie de la sexualité aux côtés d’un confessionnal domestique contemporain. le sujet abordé impliquait qu’une proportion égale d’hommes et de femmes participe à l’exposition et partage leurs visions. il est fascinant de constater comme elles se complètent et se répondent. avec leurs pièces respectives aequorea et belly love, matali crasset et florence jaffrain nous transportent ainsi dans la volupté des espaces sous-marins en créant des formes souples et sensuelles qui viennent rencontrer l’ardeur des flammes pétrifiées de mathieu lehanneur avec son the power of love.

    > préliminaires

    on remarquera également la force identitaire des quatre designers qui proposent chacun une approche complètement différente de l’objet. arik levy, avec ses confessions, fait de l’objet un outil de communication qui viendra parfois se substituer à ces mots que l’on peine à prononcer. matali crasset, oscillant à la limite du design et de l’architecture, aborde l’objet comme un espace. mathieu lehanneur, dans une approche plus sculpturale, élève l’objet au rang d’allégorie (du couple) tout en lui conférant un rôle de médiation. quant à florence jaffrain, elle tend à faire de l’objet une fin en soi, en créant un sofa qui se substituerait presque à l’amant en devenant objet du désir. (…)

  • georgia

    lovetoy, par andrea knecht

    le lovetoy d’andrea knecht rend hommage à l’érotisme floral des tableaux de georgia o’keeffe. calice des délices, georgia se glisse au bout du doigt, en devient le prolongement et coulisse dans la volupté des profondeurs. une saillie dessine le pli de la fleur et permet de préciser les stimulations tandis que la courbe de l’objet vient chercher le point G.

    > georgia

    née à são paulo en 1971, andrea knecht — également connue sous le nom de tété knecht — vit et travaille à lausanne. en 1998, elle obtient son b.a. en design industriel aux beaux-arts de são paulo. andrea explore alors l’univers du design produit sous tous les aspects, de la fabrication à la distribution. (…)

  • l’équipe

    exquise design

    exquise design est une équipe de professionnels constituée en réseau d’individus ayant tous partagé des expériences professionnelles au cours desquelles ils ont acquis une culture commune et un esprit d’agence, très utile pour décrypter les briefs les plus complexes, imaginer les solutions les plus innovantes et mutualiser pour optimiser les compétences et les savoir-faire de chacun. les professionnels de l’agence exquise design ont tous participé à des réalisations dans de nombreux domaines de création et de réalisation:

    > l’équipe

    arts appliqués et design (mobilier, objets), graphisme (direction artistique et exé), architecture, édition, production d’événements, scénographie (expositions, spectacles, concerts), photographie, video (production, réalisation, post-production), musique (design sonore, dj), création chorégraphique (danse, vj), design culinaire, web (design et stratégie).

  • love design

    love design est un projet qui explore les multiples relations entre le design et les sentiments amoureux, tels que l’affection, le désir, le plaisir ou la romance, mais aussi la jalousie, la distance, la séparation ou la douleur. publié par daab, le livre love design présente une sélection de produits atypiques, des objets, des dessins ou encore textiles, spécialement conçus pour sublimer (ou distordre) notre sentiment d’appartenance à l’autre, et ce, de toutes les façons possibles (et impossibles). lors du salon du meuble de milan 2009, l’exposition love design présenta le travail de 20 designers d’exception parmi ceux qui figurent dans le livre love design.

    > love design

    la sélection inclut de nouveaux produits et des éditions spéciales, dans des catégories d’objets telles que le textile fin, des bijoux sonores, des lampes à rougir, de la vaisselle érotique, du mobilier pour amants et d’autres délices surprenants. cette exposition posa la question du sens premier du mot amour, du début et de la fin de ce qui nous lie et de ce qui nous déchire.

  • slott 2012

    ouverture juin 2012!

    dans le secret d’une impasse du quai conti à paris, exquise design prépare l’ouverture du slott rive gauche. aussi captivante que sa petite soeur de la rue du château landon, slott adopte un tout autre style architectural et présentera ses oeuvres et ses artistes

    > slott 2012

    d’une toute autre manière en se concentrant notamment sur le rôle sociologique du designer contemporain. cette année 2012 sera placée sous le signe des avant-gardes esthétiques et du renouvellement des codes sociaux.

  • arik levy, designer

    biographie

    d’après arik levy, né en 1963, « le design est un muscle qui ne se contrôle pas ». technicien, designer, artiste, photographe, cinéaste, le savoir faire d’arik levy s’étend à bien des domaines, et son travail est exposé dans les galeries et musées les plus prestigieux au monde. connu du grand public pour avoir créé du mobilier pour de grandes entreprises, ses installations et ses éditions limitées, arik levy ressent pourtant que « le monde est fait de gens, non pas de tables et de chaises ». originaire d’israël et habitant en europe depuis 1988, arik levy travaille aujourd’hui à paris avec une équipe talentueuse de 20 designers et graphistes formant L design. sous l’égide et la vision d’arik levy et de son associé pippo lionni, la firme produit aussi des identités pour des marques, du packaging, de la signalétique, des expositions et du design d’interieur. sa formation fut assez personnelle puisqu’il a partagé la plupart de son temps entre la discipline du surf et son studio de graphisme en israël.

    > arik levy

    il suivra des études au art center europe en suisse où il gagne une distinction en design industriel en 1991. le premier succès international d’arik levy fut ensuite de gagner la compétition seiko epson inc., qui l’installa dans l’esprit du public comme un « designer penseur ». après un passage au japon où arik levy consolide ses idées en produisant des pièces pour des expositions, il retourne en europe où il décide d’exprimer son talent dans un autre domaine : le décor d’opéra et de spectacle de danse contemporaine. la création de son entreprise le pousse cependant à revenir à ses premiers amours, l’art et le design industriel, ainsi qu’à d’autres aspects de son talent. mondialement respecté pour ses pièces de mobilier et ses installations de luminaires, arik levy crée aussi des lignes de vêtements et d’accessoires hi-tech pour les pays d’extrême orient (…)

  • 8eme ciel

    lovetoy par matali crasset

    les formes voluptueuses de l’objet évoquent le corps féminin dans une expression épurée : on devine le galbe des fesses et des seins ou encore une taille de guêpe dans l’élégance géométrique des courbes. 8eme ciel épouse avec souplesse la forme de la main dans la position naturelle : tandis que la paume est en appui sur le mont de vénus, les doigts se replient pour caresser en superficie.

    > 8eme ciel

    le lovetoy se glisse avec discrétion dans la gestuelle et exacerbe les sensations. un relief en forme de fleur stimule l’épicentre du plaisir tandis que huit sphères contenant des billes en métal communiquent leur vibration et apportent à la délectation cette subtilité qui mène au huitième ciel!

  • klein glow

    sitting-balls, par claassen and partner

    klein glow sitting ball est une série limitée de six balles-sièges customisées lors d’une performance qui rend hommage aux anthropométries d’yves klein. il y a près de 50 ans, « par une nuit étoilée du mois de mars, à dix heures sonnantes, tandis que sonnaient vingt deux heures pile, une foule d’une centaine de personnes cravatées de noir affluait à la galerie internationale d’art contemporain de paris. ». l’invitation du slott marque une cure de jouvence aux pinceaux vivants de klein : un modèle recouvert d’une peinture rose vif entrera en interaction avec les sitting balls, convertissant l’objet design en oeuvre d’art par le truchement de la performance.

    > klein glow

    les anthropométries sont la trace durable du corps sur la matière, l’empreinte d’un passage éphémère. ce principe sied à merveille aux sitting balls, qui, loin d’être conçus uniquement pour s’asseoir, se prêtent à divers usages, diverses formes d’interactions avec le corps. les 6 objets uniques klein glow sitting balls portent le souvenir haut en couleur de cette performance qui a eu lieu le soir du vernissage au slott. (…)

  • aequorea

    espace de jeux par matali crasset

    composée d’une assise surmontée d’une corolle, aequorea a été inspirée par la majesté de la méduse éponyme. la méduse est une structure minimale. si on la retire de l’eau, elle n’est plus qu’une peau gélatineuse. imitant la grâce de l’animal marin, matali crasset utilise la matière avec parcimonie et travaille avant tout le volume vide, celui dans lequel vont évoluer les amants. aequorea tient davantage de l’espace que de l’objet. l’architecture moderne a décloisonné l’habitat pour permettre des parcours plus fluides qui s’adaptent aux besoins de vitesse et également de respiration de la vie moderne. mais, pour cette même raison, nous avons perdu beaucoup de lieux d’isolement. matali relève alors le défi de recréer les conditions propices à l’intimité tout en concevant une structure suffisamment modulable pour ne pas non plus perdre les avantages qu’offre l’ouverture des espaces architecturaux. aequorea se situe donc à cheval entre design et architecture, dans une échelle intermédiaire. nous pensons nécessairement aux cabanes improvisées que nous construisions dans nos chambres à grand renfort de draps, de chaises et autres objets hétéroclites, lorsque nous étions enfants.

    > aequorea

    nous nous rappelons du sentiment d’excitation qui nous envahissait dans cet espace qui nous coupait du monde des adultes et de leurs lois. nous pouvions échanger des secrets, jouer à notre guise et — puisqu’il est question ici de préliminaires — , parfois même au docteur. en circonscrivant le couple derrière un rideau de filins, aequorea produit le même effet sur les adultes, avec l’élégance en plus. tout est question d’intimité, il faut être séparé du reste du monde et se retrouver face à face, seuls. pour renforcer cet effet de rupture avec le quotidien environnant, matali a disposé une lampe de wood à l’intérieur de la corolle. la perception des couleurs s’en trouve transfigurée et plonge les amants dans un univers onirique, une nouvelle dimension. une fois n’est pas coutume, matali s’inspire ici des mondes parallèles de barbarella, l’héroïne de bande dessinée imaginée par jean-claude forest, et rend hommage à cet l’univers à la fois poétique et sensuel. c’est un espace en référence : un espace quasi aquatique, tout en fluidité, qui gomme les contours, le contexte pour inviter à se laisser aller et être en prise directe avec ses sensations. (…)

  • belly button

    assiettes-nombril par romain gnidzaz

    l’art de la table est depuis toujours dominé par des codes de bienséance. ils imposent une retenue qui, certes, fait de nous des êtres civilisés, mais qui, ce faisant, nous frustre bien trop souvent dans l’élan de nos plaisirs gourmands. romain gnidzaz cherche à retrouver des gestuelles plus instinctives et néanmoins élégantes.

    > belly button

    dans le prolongement du projet de la bouchée réalisée en collaboration avec l’industriel corian® et le chef cuisinier thierry marx, romain crée belly button. un nombril suggestif moulé au centre de l’assiette s’offre-t-à nos langues avides de saveurs sucrées. belly button apporte un frisson sensuel à nos bouchées.

  • mathieu lehanneur, designer

    biographie

    diplômé de l’e.n.s.c.i – les ateliers en 2001, il fonde la même année son propre studio de design et architecture intérieure. il se passionne très tôt pour les interactions entre le corps et son environnement, les systèmes vivants et le monde scientifique. mêlant dans ses créations des technologies de pointes et des éléments naturels, il développe ainsi des projets de design exploratoire dans le monde pharmaceutique, biologique ou astrophysique. il obtient la carte blanche du v.i.a en 2006, se voit décerner le prix de la création de la ville de paris en 2006.

    > mathieu lehanneur

    en 2008, il reçoit le best invention award décerné par le magazine popular science (usa). troisième français, après philippe starck et yann arthus-bertrand, invité à la prestigieuse ted conférence, il passe avec le même bonheur de l’objet pour exquise design (paris) ou pour schneider electric, au packaging pour issey miyake et surtout à l’architecture intérieure en réalisant par exemple en 2009 le bureau personnel de david edwards, scientifique et businessman pour lequel il conçoit une véritable salle de musculation intellectuelle apte à recevoir la profusion des idées (…)

  • slott 2010 – 2011

    l’année 2010 a été marquée par l’irruption d’exquise dans le paysage du design parisien. les propositions du slott au long des événements présentées rue de château landon à paris ont impressionné par la qualité des commandes à de grands designers, mais aussi par un éclectisme très cohérent dans ses choix de thèmes d’expositions. l’énergie déployée, la dynamique enclenchée ont pour contrepartie nécessaire une période de réflexion, et un travail de gestation pour de

    > slott 2010 – 2011

    nouveaux projets et de nouvelles explorations esthétiques, en accord notamment avec une réflexion sociologique de fond sur le rôle du designer contemporain. dans le slottlab s’élabore tout au long de l’année 2011, dans un autre lieu au bord de la seine, ce qu’un public exclusif de collectionneurs et d’amateurs pourra découvrir en 2012.

  • claassen and partner, designers

    biographie

    créée en 2005, l’équipe claasen & partner aborde le design sous tous ses aspects en travaillant aussi bien sur le design d’intérieurs et de produits que sur les identités de marque, le graphisme et le web design. ils combinent ainsi des éléments issus de différents contextes d’une façon tout à fait novatrice. la démarche du designer est ici primordiale : tester de nouveaux matériaux, ouvrir de nouvelles voies comme autant de constellations grâce à la recherche expérimentale, jouer avec le langage des formes.

    > claassen and partner

    apparaissent alors de nouvelles combinaisons qui renvoient à la démarche du designer et qui, en même temps, détournent, questionnent ou mènent jusqu’à l’absurde l’union de la forme et de la fonction généralement tenue pour évidente. il s’agit de saisir au vol des formes et des thématiques, qui sont déconstruites puis rendues au cycle culturel pour alimenter de nouvelles constellations. (…)

  • belly love

    sofa par florence jaffrain

    de par sa forme, belly love est directement inspirée du sarcophyton elegans, un corail mou de l’océan indien. passant du récif tropical au salon parisien, il garde son élégance et gagne en confort devenant tout à la fois paradis des sens et écrin pour le corps. grâce à un textile spécialement créé par l’e.n.s.a.i.t de roubaix avec des matériaux photoluminescents et des micro-capsules intégrées dans la fibre, belly love recrée la luminosité magique des fonds marins, tout en diffusant des parfums d’huiles essentielles. les cils du sarcophyton deviennent une toison à caresser et lorsque l’on accole notre oreille, les battements de son cœur donnent une cadence idylique à ce rêve éveillé. belly love respire aussi et l’on en vient à se demander si c’est un mécanisme, caché sous la mousse à mémoire de forme, ou un véritable souffle de vie qui anime cette membrane.

    > belly love

    corail ou sofa, synthétique ou organique, la question ne se pose plus lorsqu’on est face à l’objet : en portant la technique à sa perfection, florence parvient à nous la faire oublier. toute cette industrie devient magie et laisse place à la poésie. florence raconte, d’ailleurs, que lorsqu’elle a réalisé le moule en collaboration avec géraldine blin, la forme d’un cœur est apparue toute seule sur le dessous de la pièce… le ventre d’amour était né ! c’est un ventre parce qu’il nous replonge dans l’idéal sensoriel de la vie intra-utérine et aussi parce qu’il respire avec la lenteur et la tranquillité d’une figure masculine protectrice…belly love mêle donc des principes masculins et féminins en en gardant le meilleur (…)

  • skew glasses

    verres, par sara szyber

    le projet skew glasses est unique et a une forte connexion avec le métier d’artisanat de souffleur de verre. sara szyber a appris elle même l’art du soufflage de verre pour ensuite développer ses propres prototypes afin d’arriver à l’objet final. elle a travaillé en collaboration avec l’entreprise suédoise de travail du verre skruf dans la région de småland en suède. exquise design a soutenu le projet dès ses débuts, en invitant sara à créer une collection unique de skew glasses. la designer explique :

    > skew glasses

    « j’aime la tension créée par le fait que le verre soit oblique, mais que le liquide reste droit, grâce aux lois de la gravité. j’ai toujours aimé les verres optiques, qui ressemblent à de la glace et qui figent le mouvement de la masse du verre. si vous placez plusieurs skew glasses sur une table, ils semblent converser entre eux. le terme « skew », qui signifie biaisé, vient bien sûr de l’inclination du verre. »

  • romain gnidzaz, designer

    biographie

    ce jeune designer diplômé de l’école supérieure d’art et de design de reims a d’ores et déjà construit les bases d’un univers créatif original qui séduit par sa subtilité et son efficacité. la démarche de romain gnidzaz est proche de celle d’un photographe : son design cherche à capter la beauté du réel. qu’il s’agisse du corps, d’un mouvement ou d’une plante, romain domestique les formes naturelles, révèle leurs valeurs fonctionnelles et les restitue avec élégance dans des objets aussi originaux que poétiques.

    > romain gnidzaz

    sur ce principe, la lampe végétale utilise une plante tombante comme abat-jour. l’usage d’une ampoule plein spectre permet la photosynthèse en pleine nuit pour une lampe à la fois source de lumière et d’oxygène. un pied télescopique permet de s’adapter à la longueur des lianes. la bouchée, réalisée en collaboration avec l’industriel corian® et le chef cuisinier thierry marx, est une série d’assiettes qui rend hommage à la gestuelle des gourmands (…)

  • the power of love

    sculpture sonore par mathieu lehanneur

    en collaboration avec françois brument

    the power of love est composé de deux casques audio indépendants reliés à un feu, soit trois entités qui correspondent symboliquement aux deux amants reliés par leur amour. l’objet dégage une formidable puissance sculpturale …mais il reste objet. sa valeur représentative est au service de sa fonction d’usage. the power of love accessoirise les préliminaires, comme une espèce de « foreplay toy ». les deux amants portent un casque. c’est en soi un gage d’érotisme pour toute la génération qui, comme mathieu lehanneur, a vu cette scène culte de la boum dans laquelle un adolescent séduit sophie marceau en lui faisant écouter un slow larmoyant avec son walkman tandis que les autres dansent sur un rock endiablé. le même principe est repris dans the power of love : chacun écoute la bande son qu’il s’est confectionnée et qui représente son univers intime. les amants ne sont donc pas synchronisés et c’est très important car le désir naît de l’altérité.

    > the power of love

    c’est le feu miroitant qui rappelle sans cesse sa présence, impose sa chaleur et crée l’union. les amants y voient la perfection de leur amour originel qu’ils veulent retrouver et alimenter. lorsque deux individus tombent amoureux ils génèrent ensemble un nouvel univers sans pour autant perdre leur univers propre. c’est un tour de magie qui fait que 1+1=3. le pouvoir de l’amour réside dans un dépassement, une création. mathieu le représente comme une flamme jaillissant au point de rencontre de deux univers sonores qui continuent à exister séparément. cette flamme rappelle le buisson ardent de la bible, révélation de Dieu à moïse. si ce buisson ardent est une théophanie, apparition de Dieu, mathieu nous propose en quelque sorte une « érotophanie » : ce feu représente l’apparition de l’amour entre les amants. (…)

  • matali crasset, designer

    biographie

    matali crasset est designer industriel de formation. elle a fait ses premières armes dans les années 1990 auprès de denis santachiara en italie et philippe starck en france. au début des années 2000, elle a créé sa propre structure, matali crasset productions. c’est à belleville, au cœur d’un quartier populaire parisien, dans une ancienne imprimerie réhabilitée en logements et petits jardins qu’elle a installé son studio, attenant à sa maison, au beau milieu des allées et venues des voisins et des jeux des enfants. matali crasset envisage le design comme une recherche. elle travaille à partir d’une posture décentrée qui lui permet à la fois d’intervenir sur la vie quotidienne et de projeter des scénarii pour le futur.

    > matali crasset

    sa méthodologie est faite d’observations des pratiques ordinaires et de remises en cause des principes d’organisation habituels. à l’image de son objet emblématique la colonne d’hospitalité, quand jim monte à paris, c’est à partir d’une observation fine des usages qu’elle invente de nouvelles ritualités.portant un regard à la fois expert et toujours neuf sur le monde, elle questionne l’évidence des codes pour mieux s’en affranchir. son travail consiste alors à chercher de nouvelles typologies et à formuler des logiques de vie inédites. elle définit cette recherche comme un accompagnement, en douceur, vers le contemporain. (…)

  • sara szyber, designer

    biographie

    gérante de sa propre agence de design, sara szyber explore les différentes expressions des formes et du design dans les domaines de l’architecture d’intérieur, du mobilier et du dessin industriel ainsi que la scénographie d’espaces et d’expositions. elle a exercé ses talents dans diverses activités : récemment, elle a chapeauté l’exposition-show basée sur les travaux de femmes designers suédoises, 17 swedish designers, qui a voyagé aux usa, en autriche ou encore en république tchèque. autre exemple de sa volonté internationale, sa conception de l’exposition pour enfant play!, qui a fait une tournée en europe (moscou, berlin, belgrade).

    > sara szyber

    créatrice d’une large gamme de mobilier à la fois originale et typiquement scandinave, sara a travaillé pour des entreprises aussi bien suédoises que japonaises ou encore chinoises. elle a également été l’architecte d’intérieur de musées tels que le swedish police museum ou the gotland visitor’s centre. sara travaille tout autant avec des producteurs suédois qu’internationaux, et supervise elle même la fabrication de ses pièces. (…)

  • confession

    confessionnal, par arik levy

    cet objet en deux parties, sorte de confessionnal domestique contemporain, est est une des pièces maîtresses de l’exposition préliminaires présentée à la galerie slott en janvier 2010. en empruntant à l’église catholique un de ses meilleurs outils de communication, le designer arik levy ne compte nullement être sacrilège. toutes les religions ont été créées pour régler les rapports sociaux. confession n’est ni religieux ni anti-religieux. il faut le considérer simplement comme un objet du code social. voilà, il faut jouer avec les codes sociaux.

    > confession

    et, en effet, arik nous offre un confessionnal entièrement revisité pour s’adapter aux besoins domestiques modernes. il retravaille les proportions afin de créer un objet d’une échelle supérieure à celle des assises traditionnelles. dérision, sentiment de protection ou humilité, l’effet produit change selon les circonstances. le confessionnal, du reste, est parfaitement modulable et offre des possibilités d’interaction infinies en jouant sur l’orientation et l’éloignement des deux parties.

  • florence jaffrain, designer

    biographie

    en 2000, florence jaffrain décide que sa carrière sera exclusivement consacrée au design. c’est donc après avoir travaillé pour des marques prestigieuses telles que hermès, baccarat ou paco rabanne en tant que créatrice de vitrine, que florence jaffrain entre avec éclat sur la scène internationale avec son premier projet : les lampes full moon. quelques années plus tard elle créée sa propre maison d’édition, younow, pour pouvoir donner à son travail l’impact et la cohérence qu’elle recherche. du bonheur au co.o, du belly love au face2face, c’est l’univers d’une designer accomplie que le monde découvre. alliant l’élégance d’un univers qui se veut résolument contemporain, avec une simplicité géométrique déconcertante, du quotidien le monde à vogue ou deezen, la presse et les professionnels admirent le mariage réussi entre art innovant, élégance et confort.

    > florence jaffrain

    en effet, pour florence, c’est avant tout l’homme, la femme et l’enfant qui sont le centre du design. comment créer des objets qui pousseraient chacun à vivre mieux, comment vivre en restant connecté tout en vivant pleinement son quotidien? comment passer de la séduction à la détente, de la fête à la méditation dans le même cadre de vie sans avoir à transformer son espace? récemment, sa pièce belly love, éditée par exquise design et présentée en avant-première au slott lors de l’exposition préliminaires, à été sélectionnée par vincent grégoire parmi les influences 2011 du salon maison & objet (…)

  • les branleuses

    petite leçon de sexologie

    les plaisirs solitaires font l’objet d’un tabou qui s’est insidieusement enraciné dans le langage : étymologiquement, la masturbation renvoie à la notion de prostitution (en grec mastropeuein signifie prostituée). le terme d’onanisme provient quant à lui du personnage biblique onan qui, selon l’ancien testament, fut frappé de mort par la main de Dieu pour avoir refusé de remplir son devoir procréatif et « laissé sa semence se perdre dans la terre ». c’est notamment en se fondant sur cette parabole que les religions judéo-chrétiennes condamnent en bloc la masturbation et même toutes formes de plaisir sexuel (puisque la luxure compte au nombre des péchés capitaux). avec le recul des religions en occident, ces tabous, sans avoir parfaitement disparus, se sont atténués…mais seulement pour les hommes. les femmes n’ont eu droit qu’à un mirage de libération sexuelle : leur accès au plaisir a été pensé en fonction du plaisir des hommes. on a étudié l’appareil génital et la libido des hommes qui, aujourd’hui, n’ont pratiquement plus de secret pour la science : le viagra témoigne de cette formidable avancée. mais il n’existe toujours pas d’équivalent féminin. non seulement l’appareil génital des femmes a été l’objet de peu de recherches mais en plus ceux qui s’y sont penchés ont tout simplement cherché à nier l’évidence : le clitoris. hippocrate, le père de la médecine, avait révélé que cet organe était l’épicentre du plaisir.

    > les branleuses

    on l’a toujours su! mais lorsque l’on s’est rendu compte qu’il n’était pas nécessaire à la reproduction on s’en est désintéressé. on a cherché à démontrer à tout prix que seul le coït pouvait déclencher l’orgasme des femmes : un point de vue généré par les hommes et pour le confort des hommes! c’est ainsi que le point G, cette hypothétique zone érogène du vagin, est devenu si populaire. sans dire qu’il n’existe pas (car rien n’est sûr à ce sujet), il est tout de même étonnant de constater que l’on a occulté l’évidence du clitoris au profit d’une hypothèse! freud est allé jusqu’à dire que le clitoris correspondait à une forme infantile de sexualité et qu’une femme ne devenait réellement femme qu’à partir du moment où elle parvenait à jouir avec son vagin… ces théories seront plus tard démenties par les travaux de masters et johnson qui démontrèrent que l’orgasme fait toujours intervenir le clitoris, quel que soit le lieu de la stimulation (externe ou interne), mettant fin à la distinction artificielle que l’on établissait entre l’orgasme vaginal et de l’orgasme clitoridien (quoique cette jargonnesque reste populaire dans l’imaginaire collectif). ajoutons pour conclure que bien des choses restent à découvrir et que l’anatomie n’est évidemment pas la seule clef du plaisir sexuel.

sons

x
Loading...